Muscles !


Nous pouvons définir 4 niveaux de travail musculaire :

  1. la tension : le muscle est contracté, bloqué ; c’est ce qui se passe lorsque nous serrons les bras pour faire voir nos beaux biceps
  2. le mouvement : le muscle se tend pour accomplir un geste : prendre un objet, marcher…
  3. le tonus : le muscle est tout juste actif, en préliminaire au mouvement
  4. le relâchement, le plus profond possible ; presque inatteignable : si je suis complètement relâché lorsque je suis debout, je vais tomber !

La Technique Alexander nous apprend à rester en contact avec le tonus :

  1. au repos, je suis présent
  2. si je décide de bouger, le mouvement sera naturel et fluide ; grâce à la tonicité, j’éviterai « d’en faire trop »
  3. si j’ai besoin de développer une forte tension, pour tenir en l’air une lourde charge, comme dans certaines activités de manutention, je retrouverai ma tonicité dès le travail fini
  4. si j’expérimente une relaxation profonde, je reste conscient de la différence entre relâchement et tonicité.

 

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Lecture !


« Chacun lit ce que son corps écrit ».

« Notre horloge corporelle n’est pas rationnelle. C’est exactement comme un chagrin d’amour : on ne sait pas quand on s’en remettra ».

2 phrases extraites de « La délicatesse », par David Foenkinos, Gallimard éditeur.

Intelligence des doigts


Jouer la musique par coeur est une expérience que chacun vit à sa manière. Il y a des musiciens qui voient défiler la partition, preuve d’un sens de la vue prééminent dans leur relation au monde. D’autres ont mémorisé la musique au point de pouvoir la chanter…

L’un de mes élèves m’a raconté qu’il peut jouer une pièce par coeur avec son instrument entre les mains (un alto, en l’occurrence), alors que sans instrument, il ne saurait chanter le morceau, ni même dire les notes. C’est probablement une indication de la priorité du sens kinesthésique comme moyen de relation au monde pour lui.

Les pensées ont une odeur


Ce soir-là, Nasreddine Hodja se coucha sans manger. Il faisait froid et sa couverture n’était pas très épaisse. « Si j’avais seulement quelques légumes, je me ferais une soupe parfumée au cumin, se dit-il. Je l’avalerais bien chaude et je cesserais de grelotter. » Il s’imaginait la savourant lentement quand quelqu’un frappa à sa porte. C’était le fils de ses voisins.

– Ma mère m’envoie pour savoir si tu n’aurais pas un peu de soupe à nous donner, car il ne nous reste que du pain.

– Ces gens-là ont un odorat particulièrement développé, ils arrivent même à sentir mes pensées ! s’exclama Nasreddine.

(Extrait de « Contes des sages et facétieux Djeha et Nasreddine Hodja » – Jean Muzi – éditions Seuil – reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur)