Technique FM Alexander

Michel Mangin ( 06 03 91 23 55 ), praticien certifié de Technique FM Alexander, vous invite partager quelques pensées issues de son expérience. Si vous souhaitez "poster un commentaire", je vous répondrai rapidement.

Technique Alexander et sexualité

La Technique Alexander repose sur une conception globale de la « créature humaine », envisagée comme une machine psychophysique unifiée incluant le corps et la pensée (au sens le plus large, pensée rationnelle et psychologie.) S’il est une activité psychophysique qui requiert un engagement intense du corps, des émotions, des pensées, réelles ou fantasmatiques, c’est bien la sexualité. Un des paradoxes de la Technique est que la sexualité semble un quasi tabou dans sa sphère. Alexander ne la mentionne jamais dans ses écrits, probablement en raison de ses origines sociales et de la réserve sur ce thème au moment de la publication de ses ouvrages. Mais la plupart de ses successeurs restent dans la même tradition. En recherchant des informations sur ce sujet, j’ai trouvé un chapitre dans « The Alexander Principle » de Wilfred Barlow (chapitre 8, pages 141 à 159 dans l’édition Orion) et un numéro de la revue « Directions », volume 2, n° 4. La collecte est assez limitée !  

 

 

Quel peut être l’apport de la Technique Alexander à une meilleure satisfaction sexuelle des êtres humains ? Wilfred Barlow donne quelques pistes dans ce domaine. Il souligne que la sexualité est une affaire de sensibilité de l’ensemble de la personne à ses sensations. Or, notre éducation fait que nous associons souvent des peurs ou de la culpabilité aux manifestations de notre sexualité. D’où des tensions musculaires en miroir de ces tensions psychologiques, et un manque de satisfaction fréquent dans la sexualité. Comme la Technique nous amène à améliorer notre appréciation sensorielle, à accepter le toucher et la kinesthésie sans nous sentir coupables ou menacés, il devient évident qu’un épanouissement sexuel sera une retombée de l’apprentissage de la Technique. Et ceci de manière indirecte.  

 

Après Barlow il n’y a que très peu d’études qui approfondissent le sujet. La seule dont j’ai trouvé trace figure dans la revue Directions citée plus haut : Chloë Stallibrass a interviewé 29 professeurs et étudiants professeurs de Technique à Londres. Elle a observé à travers leurs réponses « une compréhension plus large et plus profonde de la relation sexuelle et de la nature des sentiments sexuels ».[1]

   

L’apport de la Technique sur la sexualité reste donc à ce jour un champ d’investigation à explorer.

 
 
 


 

[1] « A survey of sex » by Chloë Stallibrass – Directions – Volume 2 number 4 –

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