Muscles !
Nous pouvons définir 4 niveaux de travail musculaire :
- la tension : le muscle est contracté, bloqué ; c’est ce qui se passe lorsque nous serrons les bras pour faire voir nos beaux biceps
- le mouvement : le muscle se tend pour accomplir un geste : prendre un objet, marcher…
- le tonus : le muscle est tout juste actif, en préliminaire au mouvement
- le relâchement, le plus profond possible ; presque inatteignable : si je suis complètement relâché lorsque je suis debout, je vais tomber !
La Technique Alexander nous apprend à rester en contact avec le tonus :
- au repos, je suis présent
- si je décide de bouger, le mouvement sera naturel et fluide ; grâce à la tonicité, j’éviterai « d’en faire trop »
- si j’ai besoin de développer une forte tension, pour tenir en l’air une lourde charge, comme dans certaines activités de manutention, je retrouverai ma tonicité dès le travail fini
- si j’expérimente une relaxation profonde, je reste conscient de la différence entre relâchement et tonicité.
Liberté, liberté chérie !!
Non-Faire !
Pensée du jour !
« …si l’on intervient au bon moment, ce qui se trouve ainsi engagé, au sein du procès des choses, s’inscrivant alors dans un réseau de facteurs favorables, se voit porté de lui-même à se déployer, d’une façon naturelle, sans qu’on ait plus dès lors à vouloir, à risquer ou à peiner, ou même seulement à se dépenser. »
François Jullien (Du temps) – extrait cité par Denis Grozdanovitch dans « l’art difficile de ne presque rien faire », Denoël, 2009, page 167 –





