Visiter une école


Le mois dernier, j’ai eu le plaisir de rendre visite aux deux écoles parisiennes de la Technique Alexander, ETAPP, où j’ai accompli mes études il y a un peu plus de 10 ans, et CFTA. Cela permet de rencontrer les futurs praticiens et de travailler avec eux. Parfois une directrice ou un professeur de l’école supervise mon activité et me prodigue de précieuses informations en retour, me permettant d’entretenir ma compétence.

Échanger des mouvements imprégnés de Technique Alexander avec des personnes sensibles aux fondamentaux de la Technique, notamment la notion de mouvement dirigé (c’est à dire pensé avant l’action, après un temps d’arrêt pour éloigner les habitudes nocives) permet d’accomplir des expériences enrichissantes. En l’occurrence, j’ai rencontré une future professeure (bientôt diplômée) qui a réussi à me guider vers le haut, une main dans mon dos et l’autre au sommet de mon crâne. C’est une manière originale de guider parce qu’on pourrait penser que la main posée sur la tête va inviter à se diriger vers le sol. Mais celle qui me guidait était dans un contact profond, intense, avec son dos qui s’allongeait vers le haut, si bien que je me sentais aspiré dans la même direction par sa main posée sur ma tête. J’utilise dorénavant plus souvent cette façon de diriger mes élèves.

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Musique !


Un de mes élèves musicien m’a fait remarquer qu’il a vu son trac bien diminuer depuis qu’il a repris l’analyse des œuvres qu’il interprète : il évite de porter son attention sur les difficultés techniques en pensant à la phrase musicale, sa tonalité, ses modulations, son point de départ, son point culminant, sa conclusion, son caractère… Il a ainsi changé sa manière de travailler et passe un temps précieux à lire les partitions sans instrument, avant de les jouer ; sans négliger son intuition artistique, il aime se sentir plus conscient des choix d’interprétation qu’il développe.

 

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Force de la pensée


Une de mes élèves souffre d’une douleur au niveau de la hanche gauche, qui peut se prolonger dans la jambe.

Un jour où elle marchait sur la plage accompagnée de son mari, avec cette douleur présente en début de promenade, elle en vient à lui expliquer ce qu’elle apprend durant les leçons de la Technique Alexander. Après un moment de conversation, la douleur s’estompe, au point de devenir presque imperceptible.

Lorsque mon élève m’a raconté cette expérience, nous avons évoqué deux principes de notre technique :

  • la force de la pensée : développer et exprimer des pensées constructives peut déplacer l’attention vers le relâchement, et parfois faire diminuer douleurs ou effets nocifs du stress
  • l’importance de la durée dans le processus de relâchement des tensions excessives

 

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