« Changer, c’est continuer ce que l’on faisait tout en s’arrachant aux griffes de l’habitude ».
F.M. Alexander
« Vivre dans le passé est un travail pénible et solitaire ; se retourner sans cesse ne fait qu’endolorir les muscles du cou et nous force à nous cogner contre ceux qui ne suivent pas le même chemin que nous. »
« Living the past is a dull and lonely business; looking back strains the neck muscles, causing you to bump into people not going your way. »
[Edna Ferber 1885-1968]
Laissons-nous aujourd’hui gagner par le plaisir de trouver des citations plus ou moins anciennes qui évoquent notre Technique Alexander, de manière bien involontaire, l’auteur n’en ayant jamais entendu parler !
1. Reconnaître la force de l’habitude
« Nous sommes automate autant qu’esprit » [Pascal]
« J’ai peur que la nature ne soit elle-même qu’une première coutume, tout comme la coutume est une seconde nature » [Pascal]
2. Mettre en doute la manière dont nous percevons nos sensations
« Nos yeux, nos oreilles, notre odorat, notre goût diffèrent, créent autant de vérités qu’il y a d’hommes sur la terre. » [Guy de Maupassant]
« Les yeux et tous nos sens ne sont que des messagers d’erreurs et des courriers de mensonges. Ils nous abusent plus qu’ils ne nous instruisent. » [Anatole France]
3. Se donner un temps d’arrêt avant d’agir, expérimenter le « non-faire »
« Il faut perdre la moitié de son temps pour pouvoir employer l’autre. » [John Locke]
« Le sage, sans agir, œuvre. » [Lao-Tseu]
4. Se donner des « directions » (pensées servant à mieux canaliser l’effort mental et physique avant l’action)
« Les formes et les choses se manifestent à celui qui n’est pas attaché à son être propre. Dans ses mouvements, il est comme l’eau ; dans son repos il est comme un miroir, et dans ses réponses, il est comme l’écho. » [Lao-Tseu]
5. Entrer en contact avec son équilibre naturel tête/cou/dos (cou libre, tête vers l’avant et vers le haut, dos qui s’allonge et s’élargit).
« Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin. » [Proverbe chinois]
Un proche souffre ; une situation qui me fait souffrir. L’on me dit « on ne peut rien faire, juste attendre et prier ».
Comme dit le poète, il y a « Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas ». Je suis comme le second, alors je crois que je ne sais pas prier.
Certes, invoquer Dieu n’aurait pas de sens pour moi.
En revanche, entrer en contact avec la paix intérieure de ma personne et penser avec sincérité à mon désir de voir la souffrance de l’autre s’apaiser, c’est peut-être cela prier pour celui qui ne croit pas au ciel. Qui sait.