Non-Faire !


Quand je travaille avec un élève, il est important que je sache distinguer :

  1. lorsque je ne fais rien en posant les mains sur lui
  2. lorsque je pose les mains et me donne des directives mentales sans les exécuter (« je laisse mon cou libre pour permettre à ma tête d’aller vers l’avant et vers le haut, et à mon dos de s’allonger et s’élargir »)
  3. lorsque je pose les mains et effectue un travail sur moi-même (relâcher mon cou, détendre mes genoux, mes poignets…), travail qui peut se traduire en micro-mouvements que l’on n’aperçoit pas forcément à l’observation rapide de mon corps
  4. lorsque je pose les mains tout en gardant le contact avec les différentes étapes ci-dessus et que j’observe comment mon élève réagit
  5. lorsque je pose les mains tout en gardant le contact avec les différentes étapes ci-dessus et que je donne des instructions verbales à mon élève, soit pour lui demander de relâcher une partie de lui-même où j’ai repéré une tension, soit pour l’inviter à effectuer un mouvement.

Cette succession d’étapes dans le travail peut vous sembler étrange ; c’est pourtant une manière de transmettre l’expérience du non-faire en respectant une progression qui évite, pour l’élève comme pour moi, de se précipiter dans l’activité avec toutes les habitudes de tensions inutiles associées.

 

 

S’habiller


J’observe parfois que certains de mes élèves portent des vêtements qui les serrent. Voilà une source potentielle de tensions inutiles permanentes. D’accord, nous aimons nous sentir beaux, modernes, à la mode, mais se sentir bien dans ses mouvements est tout aussi important.

Je déconseille aux femmes de porter des talons hauts tous les jours ; elles peuvent les réserver aux sorties. Les magazines nous disent que cela plaît aux hommes. Est-ce bien vrai ? Et l’on peut tout aussi bien plaire avec son maintien, la fluidité de ses gestes.

Bientôt Noël !


Les vacances de la Toussaint sont à peine terminées que l’on pense déjà à la fin de l’année. Ce peut être l’occasion de se réjouir, mais aussi parfois, hélas, de ressentir un peu de stress : les premiers froids à affronter (et même des intempéries dans certaines régions, comme en ce moment), les fêtes à préparer, des dépenses à étudier, peut-être des voyages à mettre en place…

Alors, prenons du recul : donnons-nous le temps de nous reposer, l’autorisation de ne pas décider immédiatement face aux sollicitations qui nous assaillent, la permission d’effectuer des activités qui nous font du bien (s’offrir un massage, une séance d’éducation somatique…), l’occasion de contempler toutes les couleurs de l’automne.

 » De temps en temps, il faut se reposer de ne rien faire. » [Jean Cocteau]