
C’est dur …


Dans notre vie, des choses fonctionnent, d’autres pas.
Faisons l’hypothèse que toutes nos activités, ou la plupart, sont orientées vers la recherche de notre bonheur, et que notre bonheur tend à se réaliser lorsqu’un de nos désirs est satisfait.
Lorsque quelque chose ne fonctionne pas, je peux me sentir frustré, désemparé, et vouloir que tout aille « bien ». Cette tension mentale va se répercuter physiquement, et je vais probablement serrer mes épaules l’une contre l’autre ; mon dos va se rétrécir. Si j’accepte la situation, j’évite le tension mentale et je peux permettre à mon dos de s’élargir. Je reprends contact avec mon fonctionnement naturel ; l’usage de moi-même devient plus juste.
De même, lorsque je désire quelque chose, je peux penser à tous les obstacles qui s’opposent à la réalisation de mon souhait. Cette pensée limitante peut se répercuter physiquement et m’inviter à l’avachissement, l’effondrement. Ma colonne vertébrale va probablement se raccourcir. Si je m’offre la liberté de penser que mon désir peut être accessible, et si je fais confiance à ma compétence à accepter la situation dans le cas contraire, je permets à ma colonne de s’allonger, et je me recentre avec un usage de moi-même correct.
En d’autres termes, je peux associer désirer et allonger, accepter et élargir.

Un de mes élèves musicien m’a fait remarquer qu’il a vu son trac bien diminuer depuis qu’il a repris l’analyse des œuvres qu’il interprète : il évite de porter son attention sur les difficultés techniques en pensant à la phrase musicale, sa tonalité, ses modulations, son point de départ, son point culminant, sa conclusion, son caractère… Il a ainsi changé sa manière de travailler et passe un temps précieux à lire les partitions sans instrument, avant de les jouer ; sans négliger son intuition artistique, il aime se sentir plus conscient des choix d’interprétation qu’il développe.
Une de mes élèves souffre d’une douleur au niveau de la hanche gauche, qui peut se prolonger dans la jambe.
Un jour où elle marchait sur la plage accompagnée de son mari, avec cette douleur présente en début de promenade, elle en vient à lui expliquer ce qu’elle apprend durant les leçons de la Technique Alexander. Après un moment de conversation, la douleur s’estompe, au point de devenir presque imperceptible.
Lorsque mon élève m’a raconté cette expérience, nous avons évoqué deux principes de notre technique :
L’été est synonyme de vacances ; pour certains ce sera la mer ! Certains jours, l’eau est fraîche, voire un peu froide, à cause des caprices climatiques que nous connaissons fréquemment aujourd’hui. Nos muscles risquent de se raidir lors de l’entrée dans la mer. Et nous risquons de perdre notre souplesse et notre coordination. Notre dos va se raccourcir, nous allons nous effondrer vers l’avant. Nager ne sera peut-être pas si facile !
Alors, prenons le temps de penser à nous diriger vers le haut, et laissons les choses se faire autrement.