Technique FM Alexander

Michel Mangin ( 06 03 91 23 55 ), praticien certifié de Technique FM Alexander, vous invite partager quelques pensées issues de son expérience. Si vous souhaitez "poster un commentaire", je vous répondrai rapidement.

Archives de Catégorie: Directives mentales (ou directions)

Faire ou ne pas faire …


… telle est la question. Certains élèves me demandent parfois ce qu’ils peuvent faire entre deux leçons pour mettre en pratique ce que nous avons expérimenté. Je leur indique le plus souvent deux possibilités, surtout en début de formation (ensuite, ils trouvent par eux-mêmes) :

1. Juste penser aux fondamentaux de la Technique Alexander. Si l’on pense à laisser notre cou libre, cette pensée aura nécessairement un effet sur les muscles externes de notre cou, avec toutes les conséquences constructives qui peuvent en découler : direction plus juste de le tête, moins de tension des vertèbres cervicales, position du dos respectant de mieux en mieux la courbe naturelle de la colonne vertébrale, diminution des tensions inutiles des muscles et articulations…

2. Accomplir un acte simple : « La prochaine fois que vous aurez besoin de vous asseoir, ne le faites pas immédiatement, donnez-vous un temps d’arrêt, un « stop », même très court ». Cette idée a été proposée par Walter Carrington, élève d’Alexander, professeur mondialement connu et reconnu. Elle permet d’expérimenter dans la vie quotidienne l’importance du « stop » comme moyen d’éviter de se précipiter dans l’activité en étant imprégné de nos tensions habituelles.

En résumé, je leur suggère de ne rien faire (ou d’en faire le moins possible). Mais ne rien faire, n’est-ce pas, quelque part, faire quelque chose ? Le débat est ouvert !

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Eté !


L’été est synonyme de vacances ; pour certains ce sera la mer ! Certains jours, l’eau est fraîche, voire un peu froide, à cause des caprices climatiques que nous connaissons fréquemment aujourd’hui. Nos muscles risquent de se raidir lors de l’entrée dans la mer. Et nous risquons de perdre notre souplesse et notre coordination. Notre dos va se raccourcir, nous allons nous effondrer vers l’avant. Nager ne sera peut-être pas si facile !

Alors, prenons le temps de penser à nous diriger vers le haut, et laissons les choses se faire autrement.

 

Bricolage


L’un de mes élèves observe qu’il se sent tendu après des séances de bricolage, tensions accompagnées de douleurs légères dans la nuque et le bas du dos.

En vérité, il n’aime pas cette activité et l’accomplit par obligation.

Pour résoudre cette difficulté il peut :

  • adapter son rythme de travail (prendre des pauses, vérifier qu’il est dirigé avant de passer à l’action, éviter de vouloir finir à tout prix à toute vitesse…)
  • pratiquer le repos actif après le bricolage, voire pendant une pause (cf. l’article sur ce sujet dans les archives)
  • observer quelles habitudes mentales, posturales, gestuelles  il adopte dans des situations non désirées, et décider de les éviter
  • entrecouper son travail de procédures de Technique Alexander en lien avec l’activité (position « du singe », de « l’escrimeur »…)
  • penser à respirer dans les efforts et lorsque l’énervement monte
  • chercher de l’aide auprès d’un ami, et trouver du plaisir à bricoler grâce à la relation (pour autant qu’il évite les disputes avec son ami, bien entendu)
  • s’offrir une récompense un fois le travail terminé
  • etc ; toute nouvelle idée  est bienvenue !

Les pensées ont une odeur


Ce soir-là, Nasreddine Hodja se coucha sans manger. Il faisait froid et sa couverture n’était pas très épaisse. « Si j’avais seulement quelques légumes, je me ferais une soupe parfumée au cumin, se dit-il. Je l’avalerais bien chaude et je cesserais de grelotter. » Il s’imaginait la savourant lentement quand quelqu’un frappa à sa porte. C’était le fils de ses voisins.

– Ma mère m’envoie pour savoir si tu n’aurais pas un peu de soupe à nous donner, car il ne nous reste que du pain.

– Ces gens-là ont un odorat particulièrement développé, ils arrivent même à sentir mes pensées ! s’exclama Nasreddine.

(Extrait de « Contes des sages et facétieux Djeha et Nasreddine Hodja » – Jean Muzi – éditions Seuil – reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur)

Insomnie…!


Un de mes élèves a trouvé un processus qui lui convient en cas d’insomnie, lorsqu’il se réveille au milieu de la nuit :

1. entrer en contact avec les pensées qui occupent l’esprit et empêchent de se rendormir ; prendre le temps de les accueillir (ce peut être un souci professionnel, la crainte face à un événement inhabituel prochain, comme un voyage lointain, l’angoisse face à une situation difficile, comme un proche malade…)

2. se dire « stop » ; cesser d’être submergé par ces pensées et prendre contact avec soi (comment suis-je allongé, comment est ma respiration, y a-t -il des parties de mon corps qui sont tendues, lesquelles, est-ce que je ressens de la chaleur, du froid…) ; fermer les yeux ; ne plus regarder l’heure.

3. s’allonger en position confortable, éviter autant que possible de bouger et penser aux fondamentaux de la Technique Alexander : « je laisse mon cou libre, pour permettre à ma tête de s’éloigner de ma colonne vertébrale (nous sommes allongés) et à mon dos de s’allonger et s’élargir » ; et attendre ; si l’on s’est assoupi, l’on a probablement rêvé, l’on est sur le bon chemin ; si l’on ne dort pas vraiment, l’on se repose et c’est très bien aussi.

 

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