Technique FM Alexander

Michel Mangin ( 06 03 91 23 55 ), praticien certifié de Technique FM Alexander, vous invite partager quelques pensées issues de son expérience. Si vous souhaitez "poster un commentaire", je vous répondrai rapidement.

Aïe [2]

La semaine dernière, il m’est arrivé deux expériences intéressantes : en début de leçon, deux de mes élèves se plaignaient de douleurs, la partie droite du  cou et une raideur dans la jambe droite pour l’un, un point douloureux à la hanche gauche et une jambe gauche sensible pour l’autre.

Plutôt que de nous intéresser à la zone douloureuse, nous avons commencé par ne rien faire, juste se tenir debout calmement, prendre contact avec l’environnement extérieur au moyen d’un regard périphérique, prendre contact avec soi en respirant doucement. Puis nous avons prolongé ce temps d’arrêt par quelques mouvements très simples, s’asseoir et se lever, sur un ballon de gymnastique tenant lieu de chaise, puis sur un tabouret, mouvements empreints de non-faire et de directions (penser à la liberté des muscles de son cou, permettre à sa tête de se diriger vers l’avant et vers le haut…)

Après une vingtaine de minutes de travail, l’un comme l’autre élève, étonné (e) – une leçon s’adressait à un homme, une autre à une femme -, me fait remarquer qu’il ne ressent plus de douleur.

Cela a provoqué pour moi plusieurs pensées :

1. La Technique Alexander n’est pas une médecine ni un soin, et si elle soulage parfois certaines douleurs, ce n’est que la conséquence d’une utilisation de soi qui évite les efforts excessifs, et invite à relâcher les tensions inutiles.

2. Il y a probablement un mécanisme qui renforce certaines douleurs : la douleur crée de la tension ; le corps n’aime pas souffrir, alors il met en place de manière incontrôlée des processus de compensation, qui génèrent d’autres tensions qui renforcent la douleur etc. Si l’on commence par ne rien faire et relâcher tout ce qui peut l’être, cette mécanique de développement de tensions qui renforcent la douleur s’arrête, ou s’apaise.

3. C’est pourquoi il est important d’utiliser une méthode indirecte, de s’intéresser à la globalité tête/cou/dos et d’oublier un temps soi peu la douleur, même si cela peut sembler étrange à l’élève en début de leçon.

4. Restons très prudents : il est important de dialoguer avec les élèves à propos de la douleur et de les inviter à consulter un médecin si les douleurs persistent. Les pathologies relèvent de la médecine. Seuls quelques troubles musculaires peuvent être soulagés par une méthode psycho-corporelle comme notre Technique Alexander.

5. Dans certains cas, la combinaison soin (kiné, ostéopathie, médicaments…) et Technique Alexander pourra donner des résultats probants : si l’on s’utilise correctement, on profite mieux des soins que l’on décide d’appliquer.

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