Le numéro 20 de Que Choisir Santé (septembre 2008) mentionne la Technique Alexander dans un article intitulé "Atteint de troubles musculo-squelettiques, j’ai appris à me soigner seul". L’ auteur cite le cas d’ un jeune violoniste empêché de jouer par des douleurs dans le bras. La pratique de la Technique Alexander lui a permis de retrouver l’ usage de son instrument, et devenir musicien professionnel, conformément à son désir. L’ article rappelle que les troubles musculo-squelettiques, en hausse constante depuis 10 ans, représentent 7 millions de journées de travail perdues par an en France, entraînant 710 millions d’ euros de frais.
La leçon après la leçon
Une de mes élèves a une habitude que nous avons observée, sans juger bien sûr : elle raccourcit son dos en se courbant du côté droit. Une opération de la hanche qui ne s’ est pas bien passée y probablement pour beaucoup. Alors que notre leçon était terminée et que nous avions réussi à éviter plusieurs fois ce raccourcissement pendant notre travail, elle commença à enfiler son pull-over. Et à ce moment, son habitude réapparut, très marquée. Ce fut l’ occasion de lui en faire la remarque, et de l’ inviter à :
- reconnaître la force de cette habitude, sans la juger
- éviter de vouloir se précipiter à la corriger
- marquer un temps d’ arrêt
- relâcher les muscles de son cou, pour permettre à sa tête d’ aller vers l’ avant et le haut et à son dos de s’ allonger et s’ élargir
- puis recommencer à enfiler son pull.
En moins d’ une minute nous avons redécouvert les bases de la Technique Alexander.
Je suis convaincu de l’ efficience de ces mini-leçons appliquées à une situation quotidienne courante (enfiler un vêtement, signer le chèque, marcher vers la sortie…), alors que la leçon « classique » est censée être terminée : c’ est court, bienveillant, pratique, et cela résume ce que l’ on voit en détail lors de la formation.
Faire et non-faire
« Faire et défaire, c’ est toujours travailler » dit le proverbe. En Technique Alexander, on pourrait paraphraser : « Non-faire et faire, c’ est toujours travailler ». Mais c’ est quoi, au juste, « non-faire » ? C’ est éviter de faire ce que l’ on avait l’ habitude de faire en mettant en oeuvre de mauvaises tensions. Il est à la fois plus facile et plus juste de ne pas faire ce qui est nocif que de vouloir le corriger :
-
plus facile, parce qu’on évite de dépenser de l’ énergie à partir du moment où l’ on « ne fait pas »,
-
plus juste parce qu’en voulant à tout prix être correct on va développer des tensions inutiles avec l’ espoir (vain, puisqu’il y a tensions) de corriger ce qui est faux.
Pour en savoir plus, voir les principes de la Technique Alexander, décrits sur mon site.
Petit message d’une amie
La méthode Alexander dans le glossaire de « La beauté des paresseuses », un petit bouquin de poche qui reprend plein de trucs qu’on trouve dans des magazines féminins :
-
« Vue par les spécialistes : une technique d’alignement moins difficile que le yoga ou le Pilates. Elle enseigne les bases de la beauté, à savoir se tenir droite en position debout et assise, et savoir se relever.
-
Vue par les paresseuses : comment paraître 10 cm de plus et sortir de sa voiture sans montrer sa culotte. »

